Roadtrip en Namibie (1/2)
On retourne en Namibie ! Dans cet article, je vais te parler de la première partie de notre road trip de 10 jours en Namibie.
Disclaimer : nous avons fait ce voyage en tour organisé – mais j’y mets toutes les infos si tu veux le faire en solo 😉. Toutefois, les distances parcourues sont parfois assez longues, il faut être préparé à ça (et aux pistes accidentées, notamment dans le Damaraland).
Windhoek, capitale de la Namibie
On a commencé notre premier jour par la visite de Windhoek, capitale du pays. On a pu découvrir son église emblématique, le parlement et ses beaux jardins, avec notamment 3 statues d’indépendantistes namibiens : Hosea Kutako, Hendrik Samuel Witbooi et Theophilus Hamutumbangela.




Passage devant la statue du premier président de la Namibie, Sam Nujoma, après son indépendance, qui se situe juste devant le musée national de la Namibie, construit par une entreprise nord-coréenne (d’où le style quelque peu bizarre).
Découverte d’un ancien camp d’internement où, après l’indépendance, il ont déposé la statue du Reiterdenkmal, monument montrant un soldat allemand à cheval. La statue y a été déplacée car, elle représentait le symbole du colonialisme allemand et aussi le symbole du génocide des Héréros perpétré par les allemands. Pour la remplacer, une statue en mémoire des personnes assassinées ou ayant survécu au génocide des Héreros et des Namas.



Enfin, passage par les fragments de météorites exposés dans le centre ville, fragments qui proviennent d’une des plus grosses météorites retrouvées sur Terre, qui est à Gibeon.

→ Départ vers Otjiwarongo pour passer la nuit à l’hotêl Out of Africa Town Lodge – très bon hôtel, je te le conseille : bon restaurant, chambres spacieuses et wifi performant !



Etosha, un must pour les safaris
Je ne vais pas m’étendre sur le sujet car il y a un article dédié à nos 1,5 jour de safari par ici !
Découverte de la culture Himba
Je suis partagée sur cette activité. D’un côté, c’était super de découvrir la culture Himba, d’un autre, je trouve que ça fait très voyeurisme d’arriver dans un village et de prendre les gens en photos, même si ils sont totalement ok et qu’ils le demandent.
Le village dans lequel on s’est rendus a été fondé par un Himba qui est parti étudier en Angleterre. À son retour, il décide de créer un orphelinat, un village et une école. Il y a environ 180 personnes qui y vivent. Ils ouvrent le village aux touristes depuis 2017 et vivent des revenus du bétail + des revenus/donations touristiques.
Je vais donc te retranscrire ce qu’on a appris par le fils du chef du village, qui était notre guide.
Les femmes Himbas : culture et beauté
Les femmes Himbas s’enduisent le corps et les cheveux d’ocre mélangé à du beurre ou de la graisse afin de se protéger du soleil et des insectes, c’est ce qui donne cette couleur à leur peau.
Sur leur tête, il y a souvent une coiffe faite en agneau ou chevreau, qui se transmet de mère en fille, et qu’elles portent à partir de leurs premières menstruations.
La jupe est faite en peau de vache ou chèvre et les bracelets de cheville en fer. Les bracelets sont là pour se protéger des morsures de serpents. Il y a des lanières en cuir sur certains bracelets : si il y a un trait, ça veut dire que la femme a eu un enfant, si il y a 2 traits, ça veut dire que la femmes a eu deux enfants ou plus.
Les femmes portent souvent plusieurs colliers et tous, hommes comme femmes se font enlever les 4 dents de devant en bas de la machoire pour des critères de beauté et de reconnaissance de tribu.

Fonctionnement du village
Les maisons sont construites en cercle et le bétail est au centre du village pour le protéger des animaux sauvages.
Les Himbas croient au Feu Sacré, une passerelle entre les vivants et les ancêtres. Il y a un Feu Sacré dans chaque village et il doit toujours être allumé (des braises suffisent). Il se situe près de l’entrée de l’enclos du bétail et la maison du chef est dans le prolongement : c’est la ligne du Feu Sacré, on ne peut pas la franchir si on est pas invité et accepté par le village. C’est là que se déroulent toutes les cérémonies.

Les femmes restent au village pour s’occuper des enfants et des tâches domestiques. Les hommes s’occupent du bétail. C’est un peuple semi nomade, les hommes peuvent donc partir pendant des longues périodes pour amener le bétail dans des endroits plus verts/avec plus d’eau, pendant que les femmes restent au village.
Les filles sont davantage envoyées à l’école que les garçons, elles peuvent comme ça soutenir leur famille ensuite.

Les hommes Himbas sont polygames, ils peuvent donc avoir plusieurs femmes.
Au village, il y a également des Hereros, une autre ethnie namibienne. Ils parlent la même langue et peuvent donc communiquer et vivre ensemble. Ils sont reconnaissables à leur tenue : robes d’époque victorienne pour les femmes et uniformes de soldats allemands pour les hommes (signifiant qu’ils ont vaincus les colons).

Si tu souhaites visiter le village dans lequel nous sommes allés : Omusaona Traditional Himba Village
→ Nuit au Damaraland Lodge, que je te conseille à 100% : très bel hôtel, piscine très agréable, super restaurant, spa, chambres magnifiques et bon wifi ! – Ne pas oublier l’anti moustique car il y en a beaucoup !


Twyfelfontein, patrimoine mondial de l’UNESCO
Pour ce cinquième jour, on visite Twyfelfontein (source pas fiable en afrikaans). Ce site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Des gravures rupestres y ont été découvertes en 1950 par un archéologue allemand avec l’aide des tribus locales. Elles ont entre 6 000 et 2 000 ans et on été créées par les San/Bushmen dans un but de mémoire mais aussi d’éducation.
On peut y voir de nombreux animaux :
- Girafe, qui était l’animal sacré car elle se rapprochait des nuages avec son long cou et commandait donc la pluie
- Lion, qui était l’aspect animal du chaman après sa mort
- Rhinocéros, éléphants, oryx, springboks, autruches, flamands roses, otaries, pingouins…
Les otaries et les pingouins étant sur la côte, les archéologues pensent que les San récoltait du sel sur la côte pour conserver leur viande. Ils ont donc mémoriser les animaux avant de les graver à plusieurs centaines de kilomètres de là.




On peut aussi voir des cartes avec les points d’eau temporaires et permanents. Les symboles sont similaires à ceux utilisés par les aborigènes d’Australie.

Non loin de ce site, tu peux aussi découvrir la montagne brulée (mélange de lave et de schiste qui donne cette teinte noire) et la vallée des tuyaux d’orgues, formations géologiques qui font penser à des tuyaux d’orgues, comme son nom l’indique.




→ Beauuuuucoup de pistes bien accidentées jusqu’à Swakopmund, où on dort à Bay View Resort – belle vue, chambre spacieuse, très belle vue, bonne wifi, mais le restaurant n’est pas fou.






C’est tout pour cette première partie de road trip en Namibie. Rendez-vous dans deux semaines pour la suite !
Cheers,


