Mieux voyager

Le greenwashing du tourisme

Hello ! – Bonjour chèr(e) super voyageur(se) !

Aujourd’hui je voudrais te proposer un article un peu particulier sur le greenwashing dans l’industrie du tourisme. En co-rédaction, je te présente Pauline, fondatrice d’une entreprise qui rend les voyages loin du tourisme de masse accessibles à tous, Ma Valise. Je t’en ai déjà un peu parlé, car je fais des infographies pour Ma Valise 😉.

Ensemble, nous rédigeons une série de 3 articles sur la thématique du tourisme responsable ! Nous avons décidé de rédiger ces articles car voyager est une activité que nous adorons. Voyager pour découvrir, partager, échanger et se ressourcer fait partie des meilleurs échanges internationaux existants ! Malheureusement, depuis plusieurs années voyager est devenu une activité économique destructrice pour de nombreuses régions du monde.

Voici donc le premier article publié, après plusieurs semaines de travail et de recherches 🥳.  Les prochains seront publiés en février et en mars. N’hésite pas à t’abonner à nos pages Instagram pour ne pas les manquer ! @voyages_mavalise @authentrip_blog

Disclaimer : cette série d’articles pour but d’informer et surtout donner des solutions pour de meilleurs voyages ! En aucun cas, nous ne portons un jugement sur la façon de voyager de chacun et ne voulons pas tomber dans la moralisation (style « si tu prends l’avion tu es forcément un pollueur » ou ce genre de choses). Cet article a vocation à lever le voile sur certains aspects du tourisme, afin qu’on puisse tou.te.s voyager plus respectueusement de notre jolie planète en connaissance de cause 🌍.

Un point sur le tourisme responsable ?

C’est bien beau tout ça, mais avant de parler de greenwashing du tourisme… C’est quoi le tourisme responsable/éthique/durable ? Petit point définition pour y voir plus clair 🤓.

Tourisme responsable : Le tourisme responsable est un tourisme qui participe au développement des populations et des territoires d’accueil au nord comme au sud tout en contribuant aux enjeux du 21ème siècle : lutte contre les changements climatiques, protection de la biodiversité et des milieux fragiles, sans oublier le respect de la dignité des populations locales. Tourisme solidaire, éthique, équitable, responsable, durable, écologique… autant de façons de définir un autre voyage, plus respectueux des populations locales, de leur environnement. Définition de l’Agence France Entreprendre

Tourisme durable : Le tourisme durable est défini par l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) comme “un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil”. Il vise l’équilibre entre les trois piliers du développement durable dans la production et réalisation d’activités touristiques. Définition tirée du site ATD

Eco-tourisme : L’écotourisme, dit aussi le tourisme vert, est une des formes du tourisme durable, plus centrée sur la découverte de la nature (écosystèmes, mais aussi agrosystèmes et tourisme rural), voire d’écologie urbaine (jardins écologiques, Espaces verts écologiques, réserves naturelles urbaines et autres sujets du domaine de l’écologie urbaine…). Définition Wikipédia 

Piliers développement durable tourisme

On lève le voile sur les types de tourisme à surveiller ou à éviter

Le tourisme sexuel… Pas si évident que ça de l’éviter !
On commence tout d’abord par un tourisme qui est malheureusement existant, le tourisme sexuel. Il est aujourd’hui l’un des plus gros commerces illégaux dans le monde. Pour éviter les amalgames, le tourisme sexuel devient problématique quand l’une des deux parties est exploitée pour ce type de tourisme. On ne s’étendra pas sur le sujet, même si on se devait de le mentionner comme un type de tourisme à éviter, en espérant qu’un jour, il sera punissable ou tout simplement inexistant. Un rapport sur le sujet à été fait il y a plusieurs années par Le Routard, ça date mais c’est malheureusement toujours d’actualité, si tu souhaites en savoir plus sur le sujet.

Le tourisme de masse, comment éviter de faire partie de ces hordes de touristes ?
Ce type de tourisme s’est largement répandu dans les années 60 grâce aux congés payés. C’est encore aujourd’hui l’un des tourismes les plus répandus. Le monde est accessible, on part plus souvent mais pas forcément mieux… 

Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, 95 % des touristes mondiaux se concentrent sur moins de 5 % des terres émergées. 

On peut aussi dire que les réseaux sociaux, notamment Instagram, favorisent ce tourisme de masse. On regarde tous les posts d’influenceurs et on se dit tous « je veux aller là bas !». Le problème est que beaucoup de personnes se disent la même chose. Ça génère beaucoup de nuisances dans certains cas et beaucoup de territoires sont détruits en moins d’une saison. Cependant, on ne peut pas tout imputer à Instagram, comme l’explique bien cet article ! Par exemple, le fait de réserver à la dernière minute un billet d’avion pas cher va t’envoyer là où tout le monde va…

Pour contrer ce phénomène, quelques astuces simples. Si tu le peux, pars en hors-saison (si ça existe encore 🙃). Opte pour des pays ou villes moins touristiques, privilégie un hébergement ou un transport plus responsable/écologique… Et surtout, informe toi sur les destinations que tu souhaites visiter. Voyage avec Ma Valise ou d’autres sites qui te trouveront des destinations loin de la masse !

Les croisières en mer… De la destruction de Venise à la sur-pollution de notre planète !
On le sait maintenant, les gigantesques paquebots de croisières rejettent énormément de particules fines (car leur carburant est un fioul lourd : moins cher et non taxé – ça change en 2020 et c’est une belle avancée) entre autres nuisances. Pourtant, de plus en plus de touristes se laissent tenter par une croisière en mer. Cependant, le secteur recherche des solutions alternatives et les gouvernements commencent à agir. Par exemple, 1/3 des bateaux de croisières sont « bannis » du centre-ville de Venise en 2020, évitant ainsi inondations, fragilisation des infrastructures de la ville et accidents. Pour plus d’informations sur la pollution des  bateaux de croisières et les solutions envisagées, tu peux lire cet article.

Le volontourisme, l’envers du décors !
On termine ce chapitre par le volontourisme. Ici, bien que le principe même de ce type de tourisme soit génial, certains en profitent pour faire du greenwashing à outrance totalement le tourisme de volontariat. Ici, des entreprises profitent de l’empathie des voyageurs pour leur “vendre” du travail. Ce paradoxe, bien que partant d’une intention honorable, n’aide pas toujours les populations locales. 

Le saviez vous : Lorsque le voyageur part pour construire un puits ou une école ceux-ci ne sont pas entretenus. Car la population n’y est pas formée alors l’année suivante on recommence avec de nouveaux voyageurs !

En cause : des tours opérateurs ou des organisations ayant des motivations lucratives. Les séjours clé en main coûtent généralement autour de 2000€ pour 2 semaines, sans les billets d’avion.
Attention donc à ce type de voyages, renseigne-toi bien avant de tenter l’aventure, même si certains sont dans les règles ! Un article très intéressant sur les problématiques liées à ce tourisme.

La cause animale

Enfin, on va te parler de la cause animale. Malheureusement, les animaux sont souvent les victimes principales du tourisme de masse. Considérés comme une attractivité locale dans beaucoup de pays, ils sont des objets rémunérateurs. Alors, chaque voyageur qui ne résiste pas à l’envie de toucher un aigle ou monter à dos d’éléphant participe au massacre de ceux-ci.

Les sanctuaires animaliers
Un peu comme le volontourisme, des sanctuaires pour animaux se développent un peu partout. En soi, c’est très bien de proposer une alternative aux parc animaliers ou encore aux camps de trek à dos d’éléphant en Asie notamment ou même de créer un sanctuaire pour protéger certaines espèces (comme les orang outans par exemple).
Cependant, certains sanctuaires ne traitent pas les animaux comme ils devraient : animaux enchaînés, drogués, surveillés… 
Renseigne-toi bien avant d’y aller (même si c’est compliqué) en allant voir les avis et photos sur les réseaux sociaux ou en faisant des recherches sur internet. 
Quelques critères pour arriver à distinguer les « faux » sanctuaires : les animaux doivent avoir assez d’espace pour vivre sereinement (pas de cage ou de chaîne), ils doivent sembler en bonne santé (compliqué d’en être certain)…  

Les photos avec les animaux
Bien qu’elles soient tentantes, nous te déconseillons les photos avec des animaux sauvages (tigres, singes, dauphins…). Alors oui, ça serait génial de pouvoir faire un câlin à un tigre (ou autre animal) mais si tu peux le faire c’est qu’il est malheureusement drogué et surement stressé par la situation.
Le mieux à faire, si tu veux vraiment prendre un selfie avec un animal, c’est de rester à distance sans le toucher, car ça peut être nuisible pour lui (par exemple, en touchant une étoile de mer – qui est un animal – ou en la sortant de l’eau tu peux la tuer).
L’ONG World Animal Protection a mis en place le Wildlife Selfie Code pour poser un cadre aux selfies animaliers.


Bien sûr, personne n’est parfait, nous avons nous aussi, fait des erreurs ! 

Notre but n’est pas de te juger si tu as déjà fait des photos avec des animaux, que tu aimes aller dans les zoos, faire des croisières ou encore été dans un lieu ultra Instagramable. Ici, on souhaite informer le plus de personnes possible sur les choses à éviter ou à surveiller, afin qu’elles aussi puissent informer leur entourage pour changer les mentalités et faire évoluer le tourisme vers quelque chose de plus durable et respectueux (de la planète et des animaux !).


Main verte : Photo de Alena Koval provenant de Pexels
Foule : Image par Eak K. de Pixabay 
Élephant : Image de Pixabay 

N’hésite pas à partager ton point de vue en commentaire 😊 !

Cheers !

Amandine d’Authentrip x Pauline de Ma Valise

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